Depuis sa création en 1995, le Service de police d'Ottawa est voué à l'excellence, avec 1650 agents et civils qui répondent en moyenne à 231 000 appels par an. Six divisions travaillent également avec les résidents afin de trouver des solutions aux problèmes de leur quartier et de le rendre plus sûr.
En 2003, le Service de police d'Ottawa, qui est au service de plus de 60 communautés culturelles, lançait son projet de recrutement ciblé, afin que ses effectifs reflètent mieux cette diversité. Dirigé par le sergent d'état-major Sylvio Gravel, ce projet avait pour objectif d'ouvrir l'embauche à toutes les cultures et de faire en sorte que les candidats prometteurs reçoivent, si nécessaire, des cours d'anglais langue seconde (CALS).
Dans le cadre du projet, la police d'Ottawa a demandé aux représentants des communautés culturelles, ainsi qu'à ses propres employés, d'aider à rendre l'embauche accessible à toutes les communautés. Les représentants, après avoir prêté serment de discrétion, se sont donc penchés pendant trois mois sur les questions posées et sur la notation utilisée au cours du processus d'embauche. Leur mission : repérer d'éventuels obstacles pour les immigrants. Ceci a amené le Service de police d'Ottawa à modifier ses pratiques en matière de recrutement, d'administration de tests et de formation.
On a également remanié les stratégies de marketing destinées à attirer d'éventuels candidats, mettant moins l'accent sur les qualifications requises que sur l'idée que les agents de police sont des membres de la communauté avant d'être des membres des forces de l'ordre. Les intervieweurs ont appris à éradiquer les préjugés culturels des entrevues et de la vérification des antécédents. Les immigrants doivent répondre aux mêmes exigences que tous les autres candidats. S'il a des difficultés à vérifier des états de service à l'étranger, le Service de police d'Ottawa peut orienter le candidat vers le ministère ontarien de l'Éducation et de la Formation. Il fait ensuite un suivi, par téléphone ou par courriel, auprès du candidat afin de savoir où en est sa demande d'équivalence.
En 2004, le service de police d'Ottawa a créé avec Graybridge Malkam, une entreprise spécialisée en consultation et en formation multiculturelle, un partenariat qui lui permet de doter les nouveaux immigrants des compétences nécessaires en anglais. Les candidats prometteurs ont droit, gratuitement, à un CALS adapté aux besoins des services de police. On les encourage à suivre le cours tout en se préparant pour d'autres tests portant, par exemple, sur les aptitudes, les communications écrites et le profil psychologique. Depuis 2004, la moitié des diplômés du cours ont fait une demande d'emploi auprès du Service de police d'Ottawa et de la Police provinciale de l'Ontario, et de nombreux autres se préparent à devenir membres du Service de police d'Ottawa.
Déjà, le Service de police d'Ottawa constate que son projet de recrutement ciblé a porté fruit. « Lorsque nous avons engagé deux membres de la communauté somalienne – les tout premiers – cela a beaucoup contribué à bâtir la confiance, de dire le sergent d'état-major Gravel. C'est vraiment un excellent début. »